samedi 19 mai 2007

Le solaire Thermique

Le flux solaire peut être directement converti en chaleur par l'intermédiaire de capteurs solaires thermiques.Cette technique est applicable au chauffage des habitations, des piscines, à la production d'eau chaude sanitaire (ECS), ou encore au séchage des récoltes (fourrage, céréales, fruits).Contrairement aux idées reçues, l’intérêt du solaire est sensiblement le même sur tout le territoire. En effet l'ensoleillement est plus fort dans le Sud, mais dans le Nord, les besoins en chauffage sont plus importants et plus étalés sur l'année. Sur cette page : Etat des lieux Les capteurs solaires thermiques Les systèmes solaires combinés Le chauffe-eau solaire Le plan soleil Les aides financières Des exemples Bretons dans notre partie "Visite Guidée"ETAT DES LIEUXLe chauffage solaire s'est développé dans de nombreux pays européens au cours des dernières années, avec l'appui des états et des régions : en Grèce, mais aussi en Allemagne, Autriche, Suisse, Hollande, Danemark...A l'inverse, le marché français du solaire thermique s'est effondré : en 1998, les ventes ne représentaient plus qu'environ 1 800 m² posés, soit une division par 30 par rapport à 1980. On ne dénombre aujourd'hui guère plus de 2 industriels français : Giordano (plus de la moitié du chiffre d'affaires) et Clipsol, qui a mis au point un produit original : le plancher solaire direct (PSD). Devant ce constat, l'ADEME met en place, depuis 1999, un programme de relance du solaire thermique en France métropolitaine : Le Plan Soleil. Grâce à ce programme, le marché s'est relancé. La France comptait 726 500 m² de capteurs solaire thermique en 2003, ce qui la positionne au quatrième rang européen derrière l'Allemagne (5,4 Mm²), la Grèce (2,9 Mm²) et l'Autriche (2,7 Mm²). Source - EurObserv'EREn Bretagne, le marché du solaire se développe également. En 2003, la Bretagne comptait 3 250 m² de capteurs solaires installés depuis 1999.En 2003, 198 chauffe-eau solaires individuels (CESI) ont été installés en Bretagne, 10 chauffe-eau solaires collectifs et 29 systèmes assurant à la fois le chauffage et l'eau chaude grâce au solaire..La carte présentant l'implantation géographique de ces capteurs est disponible sur le site de l'ADEME.LES CAPTEURS SOLAIRES THERMIQUESLa chaleur est récupérée grâce à un fluide (eau + antigel ou air) caloporteur, qui s'échauffe en circulant dans un absorbeur placé sous un vitrage. Celui-ci laisse pénétrer la lumière solaire et minimise les pertes par rayonnement infrarouge de l'absorbeur en utilisant l'effet de serre. Ce vitrage permet en outre de limiter les échanges de chaleur avec l'atmosphère.Le capteur solaire sera d'autant plus performant que le revêtement de l'absorbeur aura un coefficient d'absorption élevé et un coefficient d'émission faible. Les matériaux qui présentent ces caractéristiques sont dits "sélectifs". Les performances du capteur sont encore améliorées en isolant la face arrière du module.Des fabricants proposent des capteurs pouvant remplir la fonction de toit couvrant, pour une meilleure intégration architecturale.Source AJENA LES SYSTEMES SOLAIRES COMBINES Ce sont les systèmes portant simultanément sur le chauffage de l'eau chaude sanitaire et le chauffage des locaux pour l'habitat individuel. On distingue deux techniques : les planchers solaires directs et les systèmes avec stockage.LE PLANCHER SOLAIRE DIRECT (PSD)Le fonctionnementL'eau chauffée par les capteurs (1) est acheminée, via un module de transfert blocsol (4), dans un plancher chauffant basse température (2). Cette technique utilise des composants classiques : circulateur, vase d'expansion, vannes, purges, régulation...Si l'ensoleillement est insuffisant on fait appel au réseau d'appoint (7).En été et lorsque les besoins en chauffage sont satisfaits (beau temps), la chaleur produite peut être utilisée pour l'eau chaude sanitaire (ECS) ou le chauffage d'une piscine.Pour fournir un chauffage relativement constant tout au long de la journée, malgré l'intermittence du rayonnement solaire, le PSD utilise l'inertie et la capacité de stockage de la dalle en béton. D'une épaisseur comprise entre 10 et 15 cm, celle-ci permet de restituer avec un déphasage la chaleur du jour et de "lisser" les apports solaires.Le dimensionnementPour calculer la surface de capteurs solaires on procède à un compromis entre les besoins d'été et d'hiver. Une installation peut en effet fournir une part importante des besoins en hiver, mais s'avérer complètement surdimensionnée pour la production d'ECS durant l'été. Il est donc important de réduire l'écart des besoins entre les différentes saisons.Ceci implique une bonne conception du bâtiment, notamment en matière d'isolation et la recherche de débouchés pour la chaleur produite par fort ensoleillement. En général, les installations sont prévues pour couvrir 30 à 70 % des besoins annuels en chauffage et ECS. La surface des capteurs est calculée pour que leur productivité soit de l'ordre de 350 à 400 kWh/an.m² ; elle est en moyenne de 15 m² pour une maison disposant d’une plancher basse température de 100 m².L'appoint:Prévu pour garantir la totalité des besoins, il peut prendre deux formes.La première, dite séparée, consiste à rajouter sur un plancher chauffant basse température existant, un système PSD dont la régulation sera indépendante de l’installation d’origine. Le couplage se fait au niveau hydraulique sur le circuit de retour du plancher chauffant.Dans la deuxième solution, dite intégrée, l'énergie d'appoint provient d'une chaudière classique (intégrée au module de transfert blocsol) dont la régulation pilote l’ensemble du système de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire en privilégiant l’apport solaire. Le coûtPour une maison individuelle de 100 m2, de plein pied, équipée d'un plancher chauffant, le surcoût du plancher solaire direct est d'environ 8 300 euros (main d'œuvre comprise, et pour un capteur solaire de 13 m2). Pour relativiser ce surcoût, il faut bien garder à l'esprit que l'énergie solaire est une énergie gratuite et non polluante.Dans le cadre du plan soleil des aides financières de l'Ademe peuvent être accordées.Capteurs solaires - CLIPSOL LE CHAUFFAGE SOLAIRE AVEC STOCKAGECette technique consiste à stocker dans un réservoir le liquide chauffé pour l'utiliser en temps utile. Elle est souvent plus facilement utilisable dans l'habitat existant.LE CHAUFFE-EAU SOLAIRELe chauffe-eau solaire est composé de trois principaux éléments : - des capteurs thermiques vitrés qui reçoivent le rayonnement solaire,- un ballon de stockage de l'eau sanitaire,- un ensemble de régulation .L'eau glycolée, chauffée par le capteur solaire, transfère sa chaleur à l'eau sanitaire du ballon de chauffe grâce à un échangeur. L'eau du ballon de chauffe est transférée à un ballon d'appoint, où un système annexe (chaudière, résistance électrique) permet de porter l'eau à la température désirée.Les chauffe-eau solaires sont aujourd'hui d'un bon rapport qualité prix. Ils permettent des économies de 40 à 60 % en moyenne annuelle, soit environ 150 € sur l'année.3 à 5 m² de capteurs avec un ballon de 200 à 300 litres (3 à 4 personnes) coûtent entre 4000 et 7000 euros TTC, pose comprise.LE PLAN SOLEILCe programme, qui a commencé en 1999, a pour objectif d'augmenter la diffusion des systèmes solaires thermiques en métropole grâce à :- des opérations de sensibilisation des maîtres d'ouvrages et prescripteurs, - des actions de formation / de perfectionnement, - des mécanismes de soutiens financiers. Il s'articule sur trois types de produits : les systèmes combinés (PSD, systèmes avec stockage), le chauffe-eau solaire individuel et l'eau chaude solaire collective. L'ADEME souhaite soutenir financièrement les opérations solaires collectives appuyées sur des études préalables détaillées, et dont la réalisation s'inscrit dans un cadre de " Garantie de Résultats Solaires (GRS) ".Préparateur d'ECS et Capteurs - GIORDANO
LES AIDES FINANCIERES
On distingue différents types d'aides :- celles qui sont valables dans toute la France (crédit d'impôt, TVA à 5,5%),- celles qui sont valables localement (aides de conseils régionaux, de communauté d'agglomération, de villes...).Crédit d'impôts - Loi de finances 2006 (JO n°304 du 31 décembre 2005)Le crédit d’impôt s'applique aux dépenses d’équipements (hors main d'oeuvre).Pour les logements particuliers neufs ou anciens, un crédit d’impôt à un taux de 50 % est accordé pour les installations de chauffe-eau solaire individuel et système solaire combiné (CESI – SSC).Les capteurs solaires doivent disposer d'une certification CSTBat ou Solar Keymark.Pour un même contribuable et une même habitation, le montant des dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt ne peut excéder, pour la période du 1er Janvier 2005 au 31 Décembre 2009, la somme de :· 8 000 € pour une personne seule· 16 000 € pour un couple marié soumis à une imposition communeCe plafond est majoré de 400 € pour une 1ère personne à charge, 500 € pour le 2nd enfant et 600 € à partir du 3ème enfant.Les travaux doivent être exécutés et facturés par des professionnels.Si vous bénéficiez d’une subvention (Région, collectivités locales…) la base du crédit d’impôt est égale au prix de l’équipement après déduction de la subvention. TVA à 5,5 %Elle s'applique pour l'installation de capteurs solaires dans l’habitat principal ou secondaire lorsque les travaux sont exécutés et facturés par des professionnels.Cette mesure s'applique aux factures émises jusqu'au 31 décembre 2009.Aides de Conseil Régional de BretagneLe Conseil Régional de Bretagne soutient le développement du solaire. Il apporte des aides financières pour l'installation sur une habitation principale de capteurs solaires thermiques.Ces aides sont accordées à condition que les équipements aient un Avis Technique et soient certifiés CSTBât. Ils doivent également être mis en œuvre par des installateurs qualifiés, signataires d'une charte de qualité " Qualisol ". Pour les systèmes solaires combinés, la subvention varie entre 1 150 € et 1 910 €, en fonction matériel installé (intégration ou non en toiture).Les aides pour les CESI sont fonction de la surface installée (cf. tableau ci-dessous)REGION BRETAGNE De 2 à moins de 3 m² de capteurs 305 € De 3 à moins de 5 m² de capteurs 460 € De 5 à moins de 7 m² de capteurs 610 € Aides de Conseils GénérauxLe Conseil Général du Morbihan apporte une subvention pour contribuer aux énergies renouvelables menées par les particuliers pour leur maison individuelle.Les travaux d'installation de chauffages solaires rentrent dans le cadre de cette subvention.La maison d’habitation individuelle doit être construite avant le 1er janvier 1982 et habitée à titre principal ou louée à titre principal. Les économies d’énergie réalisées doivent être supérieure à 0,2 TEP (Tonne Equivalent Pétrole)La subvention est proportionnelle à l’économie théorique réalisée et plafonnée à 460 €.Le Conseil Général des Côtes d'Armor apporte également une subvention.- pour le CESI : le CG22 donne la même somme que la Région (pour les mêmes surfaces): 305, 460, 610 (de 2 à 7 m²),- pour les SSC, la subvention est de 610 €.Ce sont les mêmes conditions d'attribution que pour la Région (kit solaire, Qualisol,...) Aides de collectivitésCap Lorient et Communauté Urbaine de BrestCap Lorient et la Communauté Urbaine de Brest ont instauré une subvention d'un montant de 60 € par m² de capteurs solaires installés par des professionnels agréés Qualisol (plafonné à 7 m² de capteurs). Cette subvention vient compléter l'aide du Conseil Régional et le Crédit d'impôt.Locquirec (29)La commune de Locquirec propose 300 € par dossier solaire (CESI ou SSC) jusqu'à une limite de 10 dossiers pour 2005.

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